Quand les Frères Scott décident de régner sur l'Upper East Side .. Ca donne ça !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 |Evans| Pour une fois..

Aller en bas 
AuteurMessage
Shannon Warrik
Don't Touch!
avatar

Nombre de messages : 196
Age : 31
| J'aiime | : Les mecs, mon lit, mes gauloises.
| Team | : Park Avenue Princess
| Phrase Perso | : Une femme pour survivre doit être une Garce.
Date d'inscription : 27/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
95/100  (95/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: |Evans| Pour une fois..   Ven 11 Jan - 0:18

Quand on s'appelle Warrik le problème de l'argent ne se pose pas, à une famille de millionaires on ne refuse jamais rien. Des cadeaux à Nöel, aux anniversaires, pour un concours ou simplement pour la réussite d'un examen. Les parents savent toujours recompenser les enfants comme il le fallait, voilà pourquoi Shannon devrait crouler sous les choses dont elle n'avait pas payé un centime de sa propre poche et qui pourtant étaient inaccesibles à d'autres gens: comme par exemple sa dernière mini cooper qu'elle a eu dernièrement pour la réussite de son Baccalauréat avec une mention Très bien. D'ailleurs on se demande comment la jeune femme a pu avoir une aussi excellente note alors qu'elle avait passé des semaines avec une gueule de bois et des soirées toutes les semaines avant les examens. Avait-elle couché avec l'examinateur? C'était probable, mais jamais personne n'en avait eu la preuve et le temps efface certains détails peu importants comme celui-ci. Peu importait, lorsque Shannon faisait des achats avec sa carte de Crédit Gold prévilégée, elle pouvait dépasser largement les frontières, les états, les langues. Cette carte était utilisable partout dans le monde, avec un plafond par semaine qui atteignait des sommets exorbitants, mais que voulez-vous quand on est riche, certains faveurs vous sont largement accordées. De toute façon qu'auriez-vous fait avec un plafond de 10 000 $ par semaine si vous en avez à peine 1 000 dans votre compte courant? Enfin bref arrêtons de divaguer et retournons nous occuper de notre chère demoiselle qui venait de sortir d'un taxi au centre ville, son sac à main d'une quelconque grande marque sur l'épaule, vêtue d'un slim bleu foncé accompagné des chaussures les plus cool du moment et d'un tee-shirt à demi-caché par sa fidèle veste en cuir marron. Aucune lunette de soleil ne trônait sur son nez pour la simple raison qu'il faisait bien assez gris pour paraître ridicule dans la rue, si on en portait.

Sa journée allait être chargée si la jeune demoiselle arrivait à tout éxécuter sur le timing parfait qu'elle avait prévu. Tout d'abbord une séance de relooking, de léches-vitrine et de dévalisage de sacs à main, avant de partir chez le coiffeur, remodeler sa magnifique chelure du moment qu'elle trouvait un peu "démodée" pour enfin aller déeuner avec son cher père, qui avait enfin trouvé un crénnaux sur son agenda rempli à rabord.
Quoi que peu commum, la jeune demoiselle avait tenté de le repousser gentillement pour une date qui lui convenait mieux, mais personne ne disait non à M.Warrik et cela n'allait pas commençer aujourd'hui, après une froide remarque auprès de son comportement, son cher père lui avait raccroché au nez, lui rappelant qu'une limousine passerait la chercher pour la mener au rendez-vous. S'il fallait qu'elle lui reporche quelque chose à son géniteur, c'était bien sa manie de tout décider pour le bien de tous et de toutes, sans consulter que sa petite et mesquine personne, ne laissant aucun choix aux autres les traitant ainsi comme des gamins âgés de cinq ans! Evidémment, elle était tentée d'y aller par ses propres moyen au péril de s'attirer les foudres de son père, même si l'idée était alléchante, Shannon se retenait de le faire, car de tous les maudits hommes présents sur le globe terrestre, son père devait être le seul à pouvoir lui faire réelement peur et à lui imposer un total silence et une totale sumission, car le don des répliques était évidémment géntique et qui tenait l'apogée des répliques acerbes, platoniques, et bien entendu contre-argumentaire? Ce cher Paul Warrik, qui avait la finesse des mots.

La jeune femme s'attendait à tout, sauf bien entendu à rencontrer cette personne ici..et maintenant....



[
Bonne chance en tout cas,au fou/folle furieuse capable de répondre à ce roman sans queue ni tête..xD ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan J. Scott
Nobody is perfect. I am nobody
avatar

Nombre de messages : 76
Age : 28
| J'aiime | : Kaïra, lui-même, le foot & les fêtes (et plus si affinités)
| Team | : Leader of Blue Devils & l'Équipe de Foot de l'Upper
| Phrase Perso | : La fierté s'accompagne toujours d'intolérance.
Date d'inscription : 21/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
100/100  (100/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   Lun 14 Jan - 9:56

[Mdrr, j'avais pas tellement compris où tu te trouves, alors j'improvise ^^]

Evan Scott se réveilla ce matin-là avec un horrible mal de tête. Contrairement à la première chose qui viendrait probablement en tête à toute personne connaissant la réputation du jeune homme, on ne pouvait pas mettre cela sur le compte d'une soirée particulièrement arrosée qui aurait eu lieu la veille. Non, c'est avec un déplaisir total que ce membre du clan Scott subissait les assauts normaux, comme la douleur, que l'on devait vivre dans une vie. Evan n'était pas du genre à supporter que quoi que ce soit l'indispose et il resta résolument au lit jusqu'à ce que ce dernier se tasse. Le temps passa lentement, si lentement, mais donna l'occasion au jeune homme de réfléchir. Non pas que cela ne lui arrivait pas régulièrement, mais Evan prennait rarement le temps de s'assoir et de penser au calme. Non, il adorait que tout se passe à 10 000 à l'heure et n'avoir le temps de souffler que le temps de prendre Kaïra dans ses bras. Se rendant compte qu'il ne l'avait pas vu depuis un moment, il se sentit soudain emballé à l'idée de la revoir, son poul s'accélérer et il parvenait presque à sentir son doux parfum, même les yeux fermés, même s'il était seul dans son lit, enveloppé sous son édredon de plume réchauffé par le sommeil tout près dont il venait d'émerger. Cependant, pour se présenter devant sa petite amie, il devrait aller s'acheter son parfum, se rappelant en avoir user de la dernière goutte la veille. L'Homme, d'Yves St-Laurent, était l'odeur indissociable à Evan Jacob Scott.

Sitôt avoir trouvé quelque chose à faire, Evan se sentit passablement mieux. Le jeune homme passa rapidement dans la douche, puis enfila une paire de jean et une chemise blanche, simplement. L'héritier Scott n'aimait pas faire des manières pour son accoutrement de ce beau matin, ayant toujours sensiblement le même habillement jour après jour. Son choix se faisait entre des jeans et des pantalons noirs, et des polos, des chemises et des pulls. Les espadrilles étaient de mise, parfois les chaussures, pour les grandes occasions. Cependant, Evan préférait joindre l'utile à l'agréable, et optait le plus souvent pour des espadrilles plus classes, s'agençant à merveille avec ce qu'il portait. Quoi qu'il fasse, tout lui allait bien. Ce n'est pas comme s'il allait s'en plaindre, honnêtement.

Evan s'étira longuement et attrapa un croissant tandis qu'il passait en coup de vent dans la cuisine de sa villa. Contrairement à Chase et à Nate, ses deux frères, il vivait toujours à la villa familiale, ou du moins l'un des lofts appartenant à Jason Scott, qui donnait directement sur le centre-ville de New-York. Habitant quelques endroits en même temps, le jeune homme devait s'assurer d'avoir tout à tous les endroits, vêtements inclus. Le jeune homme sortit à l'extérieur, puis en sentant la brise chaude contre son corps, décida, sur un coup de tête, de se diriger sur l'avenue à pied. S'avançant tranquillement, sans presse, il déambula pendant un moment, musique sur les oreilles, en regardant, absent, les magasins aux alentours. Evan perdit rapidement le rythme de ses pas et se retrouva plus loin que prévu. Soupirant intérieurement, c'est en se retournant qu'il manqua entrer en collision avec une jeune femme, collision qu'il évita au dernier moment.


«Eh bien, c'était moins une!»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shannon Warrik
Don't Touch!
avatar

Nombre de messages : 196
Age : 31
| J'aiime | : Les mecs, mon lit, mes gauloises.
| Team | : Park Avenue Princess
| Phrase Perso | : Une femme pour survivre doit être une Garce.
Date d'inscription : 27/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
95/100  (95/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   Lun 14 Jan - 20:59

[Na mais c'est parfait ^^]

Déambuler dans la rue était ce que préfèrait Shannon, ajoutant aussi le lêche-vitrine, les rendez-vous chez le coiffeur, les soirées entre amis..okay okay la liste était inumérable et je ne vais pas vous acerler avec plus de détails inutiles. Cependant aujourd'hui, comme dit précedemment, c'était un jour spécial et la jeune femme n'avait pas de temps à perdre, elle jetta un regard anquiscieux vers sa montre qui était accrochée à son poignet gauche, dans cinq minutes elle avait rendez-vous, elle était en avance puisque le coiffeur ne se trouvait quà deux pas de là. Sans regarder bien où elle allait, elle fonça dans la foule, se mêlant aux autres gens qui passaient avec un pas vif, le visgae caché sous des écharpes, tandis que leurs longs manteaux leurs tombaient jusqu'au genou pour tenter de les couvrir de froid. Shannon n'avait jamais ce genre de problème, peu frileuse, en plus de son important héritage ses chers parents lui avaient offert une résistance presque infaillible au froid et aux maladies, néanmoins si elle était résistante elle n'était tou de même pas une super woman, même si parfois elle "oubliait" de prendre une écharpe pour mieux se protéger du vent glacial qui s'abattait sur New York tandis que l'hiver battait de son plein fouet sur la région. Ce jour là, sa veste en cuir la protégait plus ou moins, même si elle sentait sur elle le vent la tranverser et geler chacun de ses pores, son tee-shirt un peu plus court que prévu ne la protégeait guère et pour uen fois elle se maudit de ne s'être pas bien vêtue, mais cela passerait sûrement dès qu'elle poserait ses pieds dans le local de coiffure, elle imaginait déjà la chaleur dûe aux sèches cheveux mais aussi au chauffage central, aux cafés distribués au clientes pour les rechauffer, ou encore de l'eau chaude qui coulerait sur ses cheveux rouges lorsqu'on lui ferait son shampooing. Perdue ainsi dans ses pensées, elle ne vit pas que la foule s'était plus ou moins dispersée et que les new yorkais battait en retraite dans les immeubles à l'abrit du froid et du vent, soudain elle se sentit bien seule, mais pas pour longtemps car elle faillit bousculer quelqu'un. Reprenant ses esprits, par reflexes rapidement, mais pas assez pour éviter l'inéviatable, cependant le jeune homme fut plus vif et la bousculade fut évitée d etrès peu, trop peu même dirait-on. Levant la tête pour s'excuser, elle se tut une seconde surprise d'être tombée sur la personne à la quelle elle s'attendait le moins. S'obligeant à reprendre se smarques, elle sourit au jeune Evans Jacob Scott, qui affichiat une mine assez réjuie et pourtant distante comme si ses pensées étaient également loin d'ici, mais apparemment pas tout son esprit, car si son imagination avait la chance de pouvoir gambader dans les lieux que lui seul connaissait, son esprit et son cerveau restaient à l'actif.
-Désolé...Affinés les reflexes par ce que je vois. dit-elle mi-figue mi-raisin.

Evans elle ne le connaissait pas personnellement, Scott et park Avenue réignait sur New York et sa jeunesse, dans l'niversité surtout, mais la ville était grande, même si elle l'avait apperçut plus d'une fois en soirée, elle évitait du mieux qu'elle pouvait les Frères Scott, qu'elle ne jugeait pas mais des quels elle tenait une certaine distance. D'un côté cette famille était bien étrange, Alexander et Nate s'taient montrés courtois, voir même drôle, et sympathique à leur manière, mais Chase, celui-là elle ne pouvait l'oublier, elle ne pouvait pas effacer de sa mémoire l'infinime danger qu'il avaiten un représenté en un quart de secondes, elle avait senti ses poils se redresser, et sa peau se contracter, cela n'avait pas duré car Shannon n'avait pas peur, mais elle ne pouvait empêcher son sens de battre en retraite de prendre le desus de pendant quelques instants. Evans disait-on n'était pas commode avec certains, mais agréable avec d'autres, gentlemen avec sa petite amie, mais froid avec les autres filles conscient de l'idenité et de la personnalité de la fille qu'il pouvait embrasser à loisir. Shannon n'avait pas peur des frères Scott, justement, elle avait trop de confiance et trop d'influence pour jouer à leur jeu et être autant sur les feux de la rampe, elle préfèrait jouer dans les coulisses pour atteindre ses buts plus facilement, même si tous la connaissaient, la jeune femme préfèrait ne pas s'exiber devant les Scott, car elle savait qu'ils tenaient à leur place de Prince tant que leur cher père serait encore de ce monde. Les Park étaient les princesse, mais suelement parce qu'ils le permettait, et si l'une d'entre-elles osait s'élèver à leur niveau ils lui tomberaient dessus, cependant ce que ne savaient pas les Scoot beaucoup trop aveugles par leur arrogance, c'était que dans l'ombre, se cachait un quelqu'un de leur niveau, tant au niveau psychologique, que physique. Mais bref, ne nous attardons pas sur des sujets de conflits et de rivalités inutiles, car Shannon préfèrait l'amitié que la haine, même si elle démontrait tout le contraire de ce qu'elle pensait réellement, mais les apparences comme on dit sont trompeuses, il faudrait regarder non pas le physique et les geste, gratter sous la superficie pour savoir qui elle était vraiment, si beaucoup de gens étaient lisibles comme des livres ouverts, ce n'était pas son cas.

Son souri s'effaça de sa bouche, et l'idée que le monde était bien petit l'efflora, mais ses pensées se concentrèrent ailleurs, son père était sa suele préoccupation du moment.
Elle prit la parole d'une voix neutre, sans rien laisser paraître, ses prunelles caramelles se fixèrent dans les deux émeraudes qu'étaient les punelles d'Evans:

Quand tu auras le temps, préviens moi et je t'offrirais un café pour m'excuser de t'avoir failli rentrer de-dans d'une façon certes impolie. Si cela te dit. Je dois y aller, on m'attends..A la rochaine qui sait?

Shannon tourna les talons, sans attendre la réponse d'Evans, ils savaient tous les deux qu'ils étaient accesibles, et qu'ils ne leur vaudrait pas remuer terre et ciel pour se retrouver s'ils souhaitaient. Aucune pensées déplacée, ni aucun piège étaient cachés derrière ces paroles, qui pour une fois sonnèrent franches aux oreilles de la jeune femme. Cependant comme elle aurait du s'ne douter mais le détail le lui avait échappé, on ne plantait pas un Scott comme ça en plein milieu d'une avenue et nulle part ailleurs. Il n'eut aucune difficulté à la rattraper et à l'empêcher de s'en aller si rapidemenent....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan J. Scott
Nobody is perfect. I am nobody
avatar

Nombre de messages : 76
Age : 28
| J'aiime | : Kaïra, lui-même, le foot & les fêtes (et plus si affinités)
| Team | : Leader of Blue Devils & l'Équipe de Foot de l'Upper
| Phrase Perso | : La fierté s'accompagne toujours d'intolérance.
Date d'inscription : 21/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
100/100  (100/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   Mer 16 Jan - 21:11

Depuis quelques jours déjà, le jeune homme se sentait légèrement différent. C'était une sensation étrange, bizarre, mais surtout, déconcertante. Il semblait moins enclin à se moquer du malheur des autres, chose qui lui plaisait hors de tout doute depuis, depuis... enfin, depuis toujours en fait. Difficile de s'imaginer Evan aider son prochain, secourir un malheureux qui s'était attiré les foudres d'une bande ou encore ne pas rire du bégaiement du premier de classe. Bien entendu, il n'allait pas jusqu'à violenter qui que ce soit, bien que, dépendamment des points de vue, lancer des répliques cinglantes, accompagné d'une vague de rire général n'était guère mieux qu'un poing dans l'estomac pour certains. Il semblait s'être assagi aussi, chose qui était loin de lui plaire, et qui allait à l'encontre de sa nature profonde, celui d'un parfait salop, aux manières de gentleman, arrogant et manipulateur. On ne le voyait plus traîner dans la nuit noire avec quelques potes, à faire des siennes dans l'Upper East Side pour s'assurer de ne jamais voir ses frères prendre le dessus sur ce territoire qui était sous leur juridiction par décret des Scott. Tous autant qu'ils sont. C'est un coup dur pour Evan qui, de son côté, ignorait comment prendre ces soudains changements. Pas question de satisfaire son père et de se rendre chez un thérapeute chez laquelle il n'avait jamais été, séchant sans vergogne les séances qu'on lui avait cédulé. Après quelques coups de téléphones sur son portable, on avait cesser, et il n'y avait plus repenser, jusqu'à aujourd'hui.

Lui, aller voir un thérapeute, c'était du grand, mais vraiment très grand n'importe quoi. Cependant, pour la première fois de sa vie, il aurait aimé avoir quelqu'un pour lui dire comment réagir. Ses seuls compagnons étant ses poings et sa bouche, il se défoulait comme il le pouvait. Il s'était, le soir d'avant, presque casser la main en frappant contre le mur, laissant son impuissance le submerger. S'il y avait quelque chose qui pouvait énerver le second fils des Scott, c'était bien de ne rien pouvoir faire. Ça lui arrivait si peu souvent que dans ces moments-là, il avait le goût inadmissible de l'amertume qui naissait sur sa langue, et il devait à tout prix le faire passer. La veille, il s'était promener dans tout Manhattan jusqu'au petit matin, seul, en voiture. La dernière fois... sa mère, ses frères. La dernière fois remontait à si loin qu'il aurait préféré ne plus s'en rappeler, ne pas savoir qu'il ne pouvait pas tout réussir, tout comprendre, tout diriger. Difficile de l'avaler quand on est aussi orgueilleux et fier qu'Evan.

L'air frais de New-York en ce beau matin lui fit le plus grand bien. Sentir la brise frapper contre son visage ravivait le jeune homme et le rapplombait, comme un remède miracle. Evan avait simplement revêtu une veste légère, du genre veston, pour l'accompagner dans cette balade sans queue ni tête. L'avoir véritablement voulu, il aurait pu rester paisiblement chez lui, et appeler un quelconque larbin. Pourtant, c'était non seulement l'air qui l'avait attiré à l'extérieur, mais aussi un inconscient qui le poussait à se hisser hors de son édredon de plume, malgré le peu de sommeil acquis la nuit dernière. Passant la main dans ses cheveux, Evan ferma doucement les yeux, et les réouvrit juste au moment où il allait entrer en collision avec une jeune femme. Usant de ses réflexes aiguisés par le sport en général, il échappa une réplique, un demi-sourire aux lèvres, tandis que la rousse se retournait vers lui. Son visage lui disait quelque chose, sans doute l'une des Princesses de Park Avenue, ou quelque chose comme ça.


«Peut-être, mais je n'ai guère le choix.»

Evan eut un soudaine envie de rire légèrement. Il se voyait mal, très mal, maladroit. C'était sans doute un qualificatif totalement à l'opposé de ce qu'il était. Relevant la tête, il croisa le regard de la jeune femme. À la voir agir, elle semblait hâtive, pressée, quelque chose de passablement inhabituel chez les Princesses. Si elle avait un quelconque rendez-vous, savoir une personne comme elle cliente, retard n'a d'importance que sa venue, même impromptue. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'héritier Scott possédait une excellente mémoire des visages et, comme toute Princesse qui se respecte, il se rappelait l'avoir vu dans une fête, voire plusieurs. Les merveilleuses et très privilégiés fêtes d'Evan Scott, ou d'un ou l'autre des frères. Si cette demoiselle tentait d'éviter de se mêler trop à leurs histoires, on ne peut tout de même pas s'inventer qu'on y connait rien. Le jeune homme se doutait très bien que certaines personnes voyaient leur guerre d'un bon augure, espérant presque que ces derniers s'autodétruisent. D'autres, moins radicaux, les laissait faire, profitant du coup de théâtre pour faire leurs propres manigances et d'autres, malheureusement, terriblement impliqués. Pas besoin de mentionner une certaine brunette et une petite blonde pour penser à elles. Songeant qu'il était sans doute plongé dans ses pensées depuis près d'une minute, le jeune homme passa la main dans ses cheveux, puis regarda à nouveau son interlocutrice. Vraiment, elle semblait tenir à ses distances avec sa famille à lui. Son sang, pas ses frères. Les frères Scott, tous désirant la défaite de l'un de l'autre. Une famille comme il ne s'en fait uniquement dans l'Élite de la Grosse Pomme.

«C'est une invitation tentante, je ne dis pas non.»

Evan n'eut d'autres choix que de croiser le regard profond caramel de la jeune femme, s'amusant intérieurement de cette insouciance et de cette indifférence à son propos. C'était quelque chose qui ne lui arrivait que très rarement, vu qu'habituellement, on avait une idée précise sur son compte: on l'aimait, ou on le détestait. En clair, on l'adulait, l'enviait, ou encore on souhaitait que son sourire arrogant et son air supérieur prenne le premier vol, direction l'Alaska.

«Je vais par là, autant vous incommodez un peu plus longtemps... Shannon, c'est ça?»

Certes, on ne se débarasse pas facilement d'un Scott, mais on ne termine une conversation que lorsque Evan l'a décidé et, pour l'instant, son interlocutrice semblait plus intéressante que ce dont il avait pour habitude. Amusant de voir si elle serait vexée de le voir, lentement, les mains dans les poches, marcher à sa hauteur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shannon Warrik
Don't Touch!
avatar

Nombre de messages : 196
Age : 31
| J'aiime | : Les mecs, mon lit, mes gauloises.
| Team | : Park Avenue Princess
| Phrase Perso | : Une femme pour survivre doit être une Garce.
Date d'inscription : 27/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
95/100  (95/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   Mer 16 Jan - 22:35

Certains secrets sont noirs et profonds tellement cachés, tellement oubliés par certains que l'on pense soi-même que c'est enfin passé, que tout est terminé et que les terribles cauchemars se sont enfin achevés. Si la vie était aussi simple, il n'y aurait pas autant de malheureux, mais la complexité humaine n'arrangeait rien à l'affaire et on n'avait jamais assez de temps pour tout oublier te passer à autre chose quand la blessure était profonde, même les années ne suffisaient pas, le passé nous rattrapait toujours, même quand lorsque l'on ne pensait qu'à vivre le jour le jour sans espérer le lendemain, mais sanas avoir de passé. Quand on est d'une famille riche, puissante, et connue, on ne peux pas nier son passé, on ne peut que le rendre plus apte à être narré de notre propre bouche, on ne peut pas le cacher, mais le déguiser pour qu’il puisse passer comme une lettre à la poste chez nos interlocuteurs. Personne ne se connaissait vraiment, à part peut-être les chanceux qui n'avaient rien vécu de noir, et dont leur passé était clair comme l'eau de source, qu'ils n'avaient rien à se reprocher ou bien à se reprocher. Néanmoins, tous nous n'avons pas cette sublime chance de pouvoir vivre avec des espérances, être ce qu'on était réellement, et ne connaissant que la cruauté lorsqu'elle s'imposait à nous. Les êtres humains, ne sont que des nombrilistes et égoïstes, se fiant aux apparences et aux dires des mauvaises langues, ne se souciant que d'eux-mêmes sans jamais penser au voisin. Mais disons la vérité comme elle était, qui parmi les étudiants penseraient qu'une Princesse ou bien un Scott, ait un secret si terriblement caché et qu'il n'est en vérité autant vulnérable que n'importe autre être humain normalement constitué. Qui dirait que quand la douleur, au fond de leur chambre dans le superbe villa de luxe, ses êtres crient au malheur et ne désirent au fond d'eux-mêmes que quelqu'un veinèrent les réconforter avec une embrassade et des mots doux? Mais ils sont eux-mêmes trop fiers pour le reconnaître, ne se laissant submerger par leur douleur et la contrôlant à leur façon et concevant leur secret en silence dans la nuit noire.
Shannon n'était pas réellement pour ou contre les rivalités des Scott, en réalité elle s'en fichait éperdument, ce n'était pas ses affaires, elle s'en mêlait pas, c'était tout. Elle ne souhaitait pas plus leur chute qu'une autre, mais juste un rétablissement des choses, car il est clair que certains avaient payé un prix trop élevé en subissant la colère des Scott. Elle-même, n'était-elle pas passé à quelques millimètres de cette punition? Seulement pour avoir donné un avis qui différait de celui de Chase. Elle ne pardonnait jamais, et cela n'allait pas commencer aujourd'hui, Chase, avait beau s'appeler Scott, il aurait pu être le fils du président américain, il subirait la vengeance froide de Shannon, elle passerait également à deux centimètres de lui, mais le message passerait, oh que oui, la jeune rousse ne s'appelait pas Warrik pour rien. Parfois jouer avec le feu, nous fait subir de terribles conséquences et brûlures, mais cette fois, Shannon était prête à risquer et à mettre le double de la mise s'il fallait.
Elle chassa ses sombres pensés, elle n'était ni au lieu adéquat, ni avec la bonne personne pour se permettre de penser à cela maintenant. Elle savait pertinemment qu'Evans haïssait à un plus haut point son aîné, mais elle ne tournerait jamais dans ses mains, comme des pions des personnes de la même famille, car la blessure pouvait être trop cuisante, le prix trop haut pour une aussi "banale" affaire. Respirant profondément, sans pour autant fermer les yeux, ou bien les cligner, elle continua à regarder devant elle décidée, posant ses pieds sur le trottoir ave grâce et élégance. Faisant retomber sa colère, qui était monté au souvenir du gymnase. *Inspirer, exaspérer* pensa-t-elle méthodiquement, faisant aérer son cerveau pour se concentrer sur le moment présent. Evans la suivait de près, marchant lentement, les mains dans les poches, et contre toute attente il ne lui emboîta pas le pas, l’obligeant à ralentir, la forçant à se soumettre à ses désir. S’empêchant de lever les yeux au ciel exaspérée, elle n’était ni d’humeur, ni en état d’esprit à jouer à se petit jeu mesquin qu’était soumettre l’autre à notre force avec de la classe et de la subtilité, jetant un regard vers sa montre, elle remarqua qu’elle était arrivée pile à l’heure à son rendez-vous et que dans approximativement quarante cinq secondes, elle allait être en retard, ce qu’elle détestait faire. Comment faire pour s’en aller poliment, sans vexer le jeune homme et surtout ‘empêcher de lui tendre une embuscade pour qu’elle reste jusqu’à ce qu’il en ait terminé avec elle ?
*Réfléchis Shannon, réfléchis !* s’obligea-t-elle mentalement. Il fallait qu’elle trouve une solution et rapidement, elle se sentait comme un animal mis en cage, qui n’avait autre solution que grogner pour montrer son mécontentement, mais d’un autre côté, elle ne voulait pas quitter Evans ,enfin pas tout de suite, sa curiosité était piquée, elle aimerait juger par ses propres yeux ce que valait le jeune homme, sans baser son jugement sur des bruits de couloir qui courraient un peu partout. Lorsqu’un bus passa, elle se regarda, surtout sa chevelure, cela ne dura qu’une fraction de secondes pour que son jugement se réalise et mette fin au dilemme et à son problème. Sortant son portable, elle s’excusa poliment auprès d’Evans et composa le numéro à toute vitesse. Parlant d’une voix calme et posée dans une langue étrangère, qui n’était autre qu’en réalité du Portugais avec un accent brésilien, à son interlocuteur. La communication, ne dura pas plus d’une minute, des ordres lancés par la jeune femme, un horaire marqué à la seconde près. Au diable son rendez-vous chez le coiffeur, puisqu’Evans la piégeait, elle n’avait autre solution qu’à s’y plier puisqu’elle avait lancé l’invitation, mais cependant cela ne voulait pas dire que dans le futur elle ne puisse pas non plus répondre du tac au tac à la compétition. Calmant ses esprits et obligeant ses longues et fines jambes à adopter une autre vitesse, plus calme, elle commença donc à discuter avec Evans, sans jeter le moindre regard aux passants qui les dévoraient des yeux. Ce n’était pas tous les jours que l’on voyait une paire pareille, l’homme autant que la femme attirait l’attention, malgré son goût vestimentaire peu raffinés, ses vêtements lui allaient parfaitement. Shannon, n’avait pas besoin de conseil ou de compliments sur son style vestimentaire, elle avait du goût et savait s’en servir c’était tout, même si elle était vêtue d’haillons cela n’empêcherait pas sa beauté d’être vue et reconnue.
Elle ne fut pas surprise, quand il la vouvoya ou qu’il connût son nom, une princesse park même la moins aimée, était reconnaissable, ce qui n’était évidemment pas le cas de la jeune femme.
Elle hoche la tête en guise de réponse, et ajouta après un moment :

-Vous pouvez me tutoyer si l’envie vous prend, je connais très bien vos manières et je n’ai point besoin de preuve. Je crois ne pas avoir besoin de suggérer un nom pour reconnaître votre identité, Evans…

Elle se tut un moment, avant de tourner à gauche au boulevard, qui était bondé, mais pas assez pour qu’ils puissent se mêler à la foule et passer sans être reconnus, marchant toujours doucement, elle obliqua encore à gauche pour pousser la porte d’un café qui semblait minable, mais dont l’intérieur montrait bien le contraire de l’extérieur.
Ce café était un petit paradis sur terre, connu par certains, mais restait encore un paradis dont on pouvait en profiter sans que toute l’université soit au courant. Le design intérieur était moderne, les couleurs accueillantes, les serveurs aimables, l’ambiance était agréable. Des chaises rondes, des poufs, des tapis occupaient la salle, donnant une certaine intimité aux consommateurs, sans hésiter, Shannon fonça vers la table au fond, souriant au passage aux serveurs qui la connaissaient bien. Elle ne ressentit pas la nécessité d’exprimer avec ses mots sa commande, faisant juste un geste de la main à la jeune femme derrière le comptoir en bois ciré. Elle s’installa sans un mot face à Evans, puis quand il fut à l’aise, elle se contenta de dire un peu amusée :

-J’ai commandé quelque chose pour nous puisque c’est moi qui offre, si cela vous déplaît, vous pourrez toujours vous commander quelque chose d’autre qui sera à votre goût.

A ce moment là, le serveur apparut, avec deux grandes tasses de cappuccino. Non pas le cappuchino de machine, à un goût à vous faire sortir les tripes, non un cappuchino fait maison avec de la vraie mousse et des vrais ingrédients : la spécialité de la maison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan J. Scott
Nobody is perfect. I am nobody
avatar

Nombre de messages : 76
Age : 28
| J'aiime | : Kaïra, lui-même, le foot & les fêtes (et plus si affinités)
| Team | : Leader of Blue Devils & l'Équipe de Foot de l'Upper
| Phrase Perso | : La fierté s'accompagne toujours d'intolérance.
Date d'inscription : 21/12/2007

• Darkness Life •
| Côte de Popularité |:
100/100  (100/100)
| Relation Ship & Humeur |:
| Degré de Luxure |:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   Jeu 17 Jan - 21:10

Atteindre ses buts. Monter plus haut que quiconque avant lui. Evan Jacob Scott, et son désir de monter plus haut que les étoiles, devenir plus que quelqu'un. Devenir LA personne. Celle dont il avait, toute sa vie, voulu être. Le chemin qu'il avait emprunté pour atteindre ses buts étaient relativement différents de ce dont il avait pu penser, tout petit, dans son lit quand sa mère était encore là, sa vraie mère. Celle qui lui disait que tout est possible, si on a suffisamment de force pour ne jamais cesser de courir, parce qu'il ne faut pas s'arrêter, de risque de voir le train de la réalité nous heurter de plein fouet. Evan ne s'était jamais arrêté, pas une minute. C'était sans doute le seul conseil qu'il eut jamais complètement suivi, mais sa mère n'était pas comme n'importe qui, elle était à la fois douceur et fermeté, raison et rêve. Unique. Bien entendu, c'est le genre de personnes évasives et rêveuses qui préfèrent détourner ses propos par des contradictions, des proverbes, des citations, mais à force de la côtoyer, on finissait par cerner le principal. Pour Evan, le principal, c'était qu'elle croyait en lui. Il ne s'était jamais soucier de savoir si elle avait fait de même pour ses trois autres fils, il s'en fichait, mais elle lui avait inculqué une force que son père ignorait, que peut-être ses frères ne pouvaient qu'imaginer. L'espoir.

Lui se voyait si grand, si puissant, que personne ne pourrait jamais le faire tomber de ses cieux, son paradis. Il se voyait imposant, influant, et pouvant mettre son grain de sel à quoi que ce soit, sans rien avoir à demander. Mieux encore, on demanderait ses conseils, ses idées, comme s'ils étaient des commandements. Puissance et décadence vont de soi, mais Evan se croyait suffisamment fort pour pouvoir résister à l'incroyable tentation de céder aux tentations qui se multipliait, plus le jeune Scott prenait de l'âge, de la maturité, de charme aussi. C'est à ce moment que Kaïra Lowens avait apparu, radieuse petite princesse, peste en apparence, mais tellement douce qu'elle tempérait à la perfection le tempérament fougueux et impulsif du jeune homme. Elle plus réfléchie, plus posée. Une simple caresse de sa part parviendrait à lui faire oublier une tentative de meurtre, ou une quelconque autre chose qu'une drogue ou qu'une escorte ne pourrait qu'atténuer. Si seulement il aurait appris davantage de sa mère, comme s'ouvrir aux autres, légèrement certes, mais un peu.

Evan était particulièrement avare de tout ce qui pourrait le rendre plus faible. Les sentiments, les émotions en faisaient invraisemblablement parties. Il n'osait pas admettre l'évidence, que de toutes les femmes qu'il eut croisé dans sa vie, Kaïra était la seule à lui prodiguer pareille sensation dans le ventre quand elle l'embrassait, ces infimes frissons qui le traversaient quand elle posait sa main sur sa peau. Evan ignorait même si elle en était consciente. L'amour, ce mot qu'il n'ose à peine prononcer dans son esprit, de crainte que quelqu'un entende ses songes, ses murmures pour lui même. Il n'admettrait sans doute jamais que quelque chose lui arrive par sa faute, et c'était une des raisons qui le poussait à agir avec retenue. Evan n'y arrivait plus quand elle se blotissait tout contre lui, mais en général....

La haine, la colère, la suffisance et la condescendance. C'était les seules émotions, ou états d'esprit, qui transgressaient son visage hautain avec ce demi-sourire mi-provoquant, mi-amusé, qu'il affichait en permanence sur son visage. Comme là, en ce moment, accompagné d'une princesse de Park Avenue. Shannon Warrik. Sa petite amie ne lui avait guère parler de la jeune femme, comme si elle était tabou, mais Evan savait reconnaître les gens de caractère, de conviction. Aucun doute que la jeune femme faisait partie de cette catégorie. Ce fut avec une réticence apparente, et très certainement amusante, qu'elle ralentit légèrement le pas, vu la cadence du deuxième fils Scott derrière elle. Pur amusement, il en fut même surpris. Il croyait plutôt qu'elle soupirerait et l'inciterait à accélérer. Il n'en toucha pas un mot, laissant le silence entre eux s'emplir des murmures aux téléphones des gens qui passaient en trombe tout près. En parlant de téléphone, la rousse s'éloigna de lui, s'excusant poliment, puis décrocha son portable. Le jeune homme, sourire aux lèvres, s'immobilisa en plein traffic dans le centre-ville. Cela lui valu quelques regards noirs, répliques à mi-voix, mais on voyait bien qu'Evan s'en souciait tout autant que si on lui avait demandé en quel cours on avait une leçon. Terrible, la jeunesse de l'Upper East Side.

Elle revint le rejoindre quelques secondes plus tard, puis ils se mirent à marcher à l'unisson, ou presque. Le jeune homme passa la main dans ses cheveux, puis se concentra à la fois sur les propos émis par la demoiselle, puis sur les risques très élevés qu'un idiot lui pile sur les pieds ou, pire encore, entre en collision avec eux, que ce soit elle ou lui, qui serait totalement inadmissible. À ses paroles, Evan détourna la tête en sa direction, d'un air faussement offusqué.


«Quelle déception, j'espèrais te prouver la bonne éducation des fils de l'Upper East Side.»

Comme s'il n'était pas conscient qu'elle avait eu sensiblement la même éducation.

«Évidemment...»

Il ne se surprenait plus qu'on les connaisse, lui et ses frères. Cette surprise lui avait duré une seconde, tout au plus, au tout début de la bataille de pouvoir. Evan détourna la tête quelques instants, balayant les lieux de son regard menthe à l'eau, puis se retourna tout juste quand Shannon prit une direction opposé. Evan se faufila à sa suite, puis suivit désormais avec attention les directions choisies par la jeune femme qui, invraisemblablement, avait choisi pour eux l'endroit parfait pour continuer cette petite discution. Après des gauches, des droites, ils pénétrèrent finalement dans un endroit chaleureux, que l'héritier Scott fut surpris de ne pas avoir entendu parler avant aujourd'hui. Classe, bon chic bon genre, moderne, le genre d'endroit que le gratin de l'Upper East Side serait ravi de venir hanter, entre deux cours, ou justement pendant l'un des cours. Enfin, Evan laissa la jeune femme commander pour eux, ravi de son audace et de son tact, puis celle-ci se retourna face à lui, puis avec une pointe d'amusement, lui rappela l'évidence. Un sourire amusé s'afficha sur les lèvres d'Evan.

«Ce n'est pas dans ma nature de me plaindre pour si peu, Shannon.»

Le plus amusant, c'était que, au fond, c'était justement le cas. À elle de voir l'ironie de la chose, mais au fumet délicat qui suivit leur commande, nul doute qu'il ne risquait pas de choisir autre chose, sinon un réchaud...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: |Evans| Pour une fois..   

Revenir en haut Aller en bas
 
|Evans| Pour une fois..
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le bar... Quoi de mieux pour se bourrer la gueule. [Pov Emmy]
» Pour une fois qu'il m’emmenait en ballade... [zephyr]
» Pour une fois on travail dans le luxe. [Akira]
» Hors du territoire pour une fois. (pv Nayati)
» Du Bon Pour Une Fois [ Candice Morrell ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: |• THE CITY •| :: • CITY CENTER •-
Sauter vers: